Québec Micro - Index

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Le véritable problème qui survient ici, comme partout
ailleurs sur le Net, est qu’il est impossible de prouver
que la personne au bout du clavier a bel et bien l’âge
de consentement légal. Lors de notre inscription dans
ce monde virtuel, on nous demande notre âge… mais
comment détecter un mensonge ? Des jeunes peuvent
donc aisément s’inscrire et entrer dans cet univers
afin de voir – ou même de participer – à de tels jeux
sexuels. Est-ce que le seul fait, pour les gestionnaires
du site, de demander l’âge de l’adhérant est une
mesure contraignante suffisante ? L’association
« Familles de France » croit que non. Le 18 juin
2007, ils ont déposé une plainte contre Linden Lab
(qui gère le site Second life) et les distributeurs
d’accès Internet. Selon le regroupement, ces
derniers ne feraient pas assez d’efforts afin de
lutter contre l’accès par des mineurs à ce type de
sites. Sans succès puisqu’à peine deux semaines
plus tard, un juge rejetait cette demande, faute
de preuves de ce qui était avancé : « Les associations
de- manderesses ne sont pas en mesure de
justifier de la réalisation effective d’un trouble
grave à caractère manifestement illicite et d’un
risque de dommage imminent pouvant affecter
les mineurs ». La poursuite est ainsi morte au
feuilleton…
les lois d’ici et d’ailleurs
Au Canada, tout comme aux États-Unis
d’ailleurs, aucune loi n’empêche la pornographie
sur Internet, pourvu que la personne qui la
consomme soit majeure (18 ans ici, 21 chez nos
voisins du sud). Ce qui est interdit, par contre, c’est
la production, la distribution et même la simple
possession de pornographie juvénile. Voilà pour
les images ou vidéos à caractère sexuel… mais
qu’en est-il de la protection des enfants sur le
Web ? Comme l’âge légal du consentement sexuel
est ici de 14 ans, la Loi canadienne ne protège
pas les 14-17 ans contre les prédateurs sexuels.
Au gouvernement fédéral, les Conservateurs
proposeront un projet de loi pour faire passer
l’âge du consentement de 14 à 16 ans, afin de
protéger les jeunes contre les cyberprédateurs.
Le projet de loi sera-t-il appuyé par les autres
partis ? Histoire à suivre…
En France, toute représentation à caractère
sexuel d’un mineur (c’est-à-dire une personne de
moins de 18 ans, même si la majorité sexuelle y
est de 15 ans) est interdite. Par représentation,
on entend bien sûr les photos et vidéos, mais
également les dessins et les sculptures ! De plus,
la loi de nos cousins met beaucoup plus d’accent
sur la distribution d’images pornographiques,
crime fortement répressible.
En Angleterre, la vente et la distribution de
matériel pornographique est carrément interdite,
peu importe qu’il s’agisse de mineurs ou non. Par
contre, la possession pour usage personnel, par
exemple sur son ordinateur, est légale, pourvu
qu’il ne s’agisse pas d’images de pédophilie.
| www.quebecmicro.com | Février 2008
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