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le brAs bioniQue du ric
Le Dr Todd Kuiken, chef du service aux amputés
du Rehabilitation Institute of Chicago (RIC), travaille
depuis une vingtaine d’années à créer des prothèses
bioniques. En 1985, il commençait ses recherches sur
la transférabilité des nerfs afin d’améliorer l’efficacité
des prothèses pour personnes amputées. En 2001, il
recevait l’autorisation de tenter l’expérience sur un
patient amputé des deux bras, l’électricien de 54 ans
Jesse Sullivan. En 2003, ce dernier a reçu la première
version du bras bionique du Dr Kuiken.
Cette prothèse fut la première du genre : grâce au
transfert du nerf allant de l’épaule au bras amputé
dans un muscle valide de la poitrine, le patient peut
bouger ses bras par une simple pensée. Mieux encore,
il peut retrouver des sensations. Le nerf transféré,
que l’on a laissé grandir avant d’installer la prothèse,
communique les signaux envoyés au membre amputé
aux électrodes de la prothèse qui peuvent, elles aussi,
lui renvoyer des sensations. Le patient peut ainsi
retrouver une vie normale.
En 2005, Claudia Mitchell, une femme de 23
ans amputée d’un bras, devient la première femme
à subir l’intervention de transfert d’un nerf dans le
but de recevoir un bras bionique. Quelques mois plus
tard, elle était équipée de la deuxième version du bras
bionique du RIC.
Aujourd’hui, M. Sullivan est capable de faire
plusieurs activités et d’accomplir des tâches
délicates comme saisir une carte de crédit dans sa
poche. Mme Mitchell est en voie de le rattraper.
Pour en savoir plus, consultez le site Web du RIC :
www.rehabchicago.org.
un os imprimÉ en 3d
Que diriez-vous si un médecin vous proposait de
vous imprimer un os ? Pour les chercheurs Charles
Doillon, professeur à l’Université Laval et chercheur
au CHUL, Jake Barralet, professeur à McGill, et trois
autres chercheurs de l’Université Wurzbourg en
Allemagne, c’est tout à fait possible. Ils travaillent
tous sur un projet de recherche visant à créer des
implants osseux à l’aide d’une imprimante.
Leur projet, qui en est encore à ses débuts, devrait
permettre de reconstruire des os qui ont subi de
grandes fractures ou qui ont contenu des tumeurs.
L’implant osseux conçu par l’équipe de chercheurs
pourrait être utilisé pour remplacer la partie
manquante de l’os et pour favoriser la réparation
naturelle de l’os d’origine. Fabriqué à faible
température par une imprimante 3D de ZCorporation,
l’implant comprendrait des canaux pour installer les
vaisseaux sanguins, sans quoi il serait impossible pour
l’os de se réparer. Plutôt que de contenir de l’encre,
les cartouches de cette imprimante contiendraient du
phosphore, du calcium et un autre produit destiné à
favoriser la vascularisation. Le fragment d’os imprimé
se dégraderait dans l’organisme au fur et à mesure
que l’os d’origine se reformerait. Les premiers tests
devraient être réalisés sous peu.
| www.quebecmicro.com | avril 2008
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